Sécurité routière : l’alternative partielle aux poursuites

 
Sécurité routière : l’alternative partielle aux poursuites

Depuis le début de l’année, 39 personnes sont décédées sur les routes de l’Eure, contre 20 en 2020 et 25 en 2019 sur la même période. Les comportements inadaptés des conducteurs sont à l’origine des accidents (refus de priorité, vitesse excessive, conduite addictives…). Au-delà de la répression, l’État mise également sur des actions de sensibilisation pour amorcer des changements de comportements chez les usagers de la route. Ainsi, une journée d’alternative partielle aux poursuites a été organisée en partenariat avec la gendarmerie et l’hôpital la Musse.

Une alternative partielle aux poursuites, qu’est-ce que c’est ?

Les personnes engagées dans cette alternative partielle aux poursuites ne se verront pas infliger de perte de points ou d’amende. De même, leur infraction ne donnera pas lieu à des poursuites judiciaires. Seule la procédure administrative, c’est-à-dire la suspension de permis, reste engagée. À l’issue de leur participation, un arrêté sera pris pour réduire la durée de suspension, sans pour autant les exonérer de leurs obligations comme les analyses et contrôles médicaux dans le cas des infractions alcool et stupéfiants.

Pour quel public ?

Les conducteurs en infraction sélectionnés pour participer à cette alternative aux poursuites devaient remplir les critères suivants :

– infraction portant sur un excès de vitesse supérieur à 50 km/h, alcoolémie inférieure à 0,80 mg/l, ou conduite après usage de stupéfiants 

– ne pas avoir commis d’infraction récemment

– être domiciliés dans le département

– ne pas être en situation de récidive

Retour sur les activités de la journée

Les stagiaires ont été accueillis dès le matin à l’hôpital la Musse et ont tout d’abord bénéficié de l’intervention du commandant Dauboeuf de l’Escadron Départemental de Sécurité Routière (EDSR) et de M. Durand de l’association Prévention Routière. Puis, un addictologue est venu présenter les risques des conduites addictives au volant ainsi que les prises en charge médico-sociales possibles. Après un essai sur simulateur de conduite, en présence d’un ergothérapeute, l’après midi a été consacrée aux témoignages d’accidentés de la route pris en charge par La Musse, encadrés par un psychologue.

Enfin, un temps d’échange en présence de J.Filippini, préfet de l’Eure, et de D. Puechmaille, procureur de la République, a permis de dresser un bilan positif de cette journée.