La restauration écologique de l’Eure aval sous maîtrise d’ouvrage de l’Etat

 
La restauration écologique de l’Eure aval sous maîtrise d’ouvrage de l’Etat

Restaurer la biodiversité tout en accompagnant la valorisation des usages aquatiques, l’État dans l’Eure s’est engagée pour la restauration écologique de l’Eure aval

L’Eure fait partie avec la Risle et l’Andelle, des cours d’eau emblématiques du département, qui se jettent dans l’estuaire de la Seine et bénéficie ainsi d’un potentiel important pour la recolonisation des poissons migrateurs. Les services de l’État sont engagés depuis maintenant une quinzaine d’années dans une politique de restauration de la continuité écologique et de restauration des habitats aquatiques visant à favoriser le retour de ces espèces de poissons migrateurs sur ces trois principaux cours d’eau.

La partie aval de l’Eure étant en domaine public de l’État, la DDTMdirection départementale des territoires de la mer porte pour le compte du Préfet de l’Eure l’opération de restauration de la continuité écologique sur un tronçon d’une dizaine de kilomètres, avec un financement par fond de concours de l’AESN à hauteur de 5 millions d’Euros.

Après cinq années de travaux qui ont permis la suppression de l’ouvrage principal de Martot et le réaménagement de deux ouvrages en amont, l’Eure est désormais accessible sur plus de 30 km grâce aux actions déjà réalisées en amont notamment par la Communauté d’Agglomération Seine Eure. Ces travaux d’envergure sont accompagnés d’actions de restauration écologique plus globale des habitats aquatiques (restauration de plan d’eau, de zones humides, de berges, de ripisylve et de frayères), ainsi que d’actions de valorisation des usages (kayak, pêche, promenade) pour faciliter l’accès des habitants à cet espace restauré.

Les derniers travaux d’accompagnement (abattage de peupliers et replantations d’espèces adaptées, restauration du plan d’eau de Martot, et pose de 2 pontons pour les usagers) sont en cours de réalisation et se termineront à l’automne 2020.

Ce tronçon restauré est transféré à la Communauté d’Agglomération Seine Eure depuis le 1er janvier 2020, afin de favoriser une gestion cohérente de l’ensemble de l’Eure sur son territoire.