Lutte contre l’influenza aviaire hautement pathogène

Mis à jour le 07/12/2022

Rappel sur les mesures générales de biosécurité, mise à l’abri et surveillance

Du fait du niveau de risque élevé d’influenza aviaire hautement pathogène sur l’ensemble du territoire national, les mesures de protection sanitaires à mettre en place, en tout lieu, par tout propriétaire ou détenteur de volailles ou d’oiseaux captifs, sont les suivantes :

  • procéder à la mise à l'abri des animaux détenus ou à leur isolement par des filets, de tout contact avec des oiseaux sauvages ;
  • abreuver et nourrir les oiseaux et volailles, strictement à l’intérieur des bâtiments, quelle que soit la nourriture ;
  • interdire tout accès aux points d’eau, sauf s’ils sont intégralement sous filet ;
  • utiliser des chaussures et vêtements dédiés pour accéder à la partie de l’exploitation où les volailles sont détenues ;
  • surveiller quotidiennement les oiseaux et, le cas échéant, signaler sans délai à un vétérinaire tout comportement anormal ou tout signe de maladie de ces derniers.

Le préfet de l’Eure appelle à la vigilance de tous les acteurs, notamment les éleveurs, les détenteurs d’oiseaux (basse-cour, élevages…) et les vétérinaires afin de tout mettre en œuvre pour limiter la propagation de ce virus. Cela passe en particulier par une application sans faille des mesures de biosécurité.

Pour de plus amples informations sur ces mesures, vous pouvez utilement vous référer au site : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-les-mesures-de-biosecurite-pour-les-operateurs-professionnels-et-les-particuliers

D’une manière générale, et afin de limiter la diffusion du virus, qui peut avoir d’importantes conséquences économiques, il est rappelé à l’ensemble des professionnels de la filière volaille et aux particuliers de respecter strictement les mesures de biosécurité (notamment la mise à l’abri), sur l’ensemble du département et de rester extrêmement vigilants.

Pour rappel, la consommation de viande, de foie gras et d'œufs – et plus généralement de tout produit alimentaire à base de volaille – ne présente aucun risque pour l’Homme.


Toute mortalité anormale d’oiseaux d’élevage ou domestiques doit être transmise sans délai à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) au 02 32 39 83 00 / ddpp@eure.gouv.fr

La surveillance de la mortalité de l’avifaune sauvage est également renforcée et la découverte d’oiseaux sauvages morts doit faire l’objet d’une déclaration auprès de l’Office français de la biodiversité (OFB) au 02 32 52 05 08 /sd27@ofb.gouv.fr


Mise à jour au 07/12/2022 :

 
La zone de protection autour de Notre-Dame-Du-Hamel est levée, au regard des résultats favorables de la surveillance réalisée dans les exploitations commerciales et non commerciales (basses-cours) situées de cette zone :

Télécharger Arrêté DDPPDirection départementale de la protection des populations-22-168 - levée ZP_Notre-Dame-du-Hamel PDF - 1,16 Mb - 07/12/2022

 
 Les 5 communes concernées passent en zone de surveillance. 
 
 L'obligation de déclaration des basses-cours et les dispositions relatives à la biosécurité (claustration ou mise sous filet des basses-cours notamment) restent applicables.
 


Mise à jour au 02/12/2022 :

 
L'absence de nouveau cas confirmé d'influenza aviaire hautement pathogène au sein de la faune sauvage dans le département depuis 21 jours permet de lever la zone de contrôle temporaire (ZCT) autour d'Aviron.
Par conséquent cette ZCT est levée par arrêté préfectoral du 02 décembre 2022 :

 
 Cependant l'ensemble du département de l'Eure est toujours placé en risque élevé vis-à-vis de l'IAHP, comme l'ensemble du territoire métropolitain. Les mesures de prévention suivantes restent obligatoires pour tout détenteur de volailles ou autres oiseaux captifs :

  • claustration ou mise sous filets des basses-cours ;
  • mise à l’abri des volailles des élevages commerciaux selon des dispositions qui dépendent des espèces et des modes de production ;
  • interdiction de rassemblement d’oiseaux (exemples : concours ou expositions), sauf dérogation. En cas de vente de volailles vivantes sur le marché, l’accès est limité à un seul vendeur ;
  • surveillance clinique quotidienne dans tous les élevages (commerciaux et basses-cours) ;
  • déclaration des basses-cours en mairie.

Mise à jour au 25/11/2022 :

 Un nouveau cas confirmé d'influenza aviaire hautement pathogène a été détecté au sein d'une basse-cour de la commune d'Anneville-Ambourville en Seine-Maritime. Par conséquent, une zone de contrôle temporaire (ZCT) d'un rayon de 20 km autour d'Anneville-Ambourville a été établie le 25 novembre 2022 afin de limiter la propagation du virus et prévenir l’apparition de foyers en élevage. 81 communes de la Seine-Maritime et 37 communes de l'Eure sont concernées par ces mesures. Les communes de l'Eure concernées sont listées en annexe de l'arrêté préfectoral déterminant cette ZCT :

Toutes les volailles doivent être claustrées ou mises sous filet. Les rassemblements de volailles sont interdits, sauf dérogations instruites par la DDPP. Les activités de chasses de gibier à plumes et de gibiers d'eau sont limitées.  Tout détenteur de volailles doit se recenser en mairie ou sur le site internet suivant : https://mesdemarches.agriculture.gouv.fr/demarches/particulier/effectuer-une-declaration-55/article/lutter-contre-l-influenza-aviaire-498
 
 


Mise à jour au 10/11/2022 :
 

  • Un premier foyer d’influenza aviaire hautement pathogène vient d’être confirmé ce jour dans une exploitation non commerciale détenant des volailles (basse-cour) sur la commune de Notre-Dame-Du-Hamel, dans le département de l’Eure.

Pour éviter tout risque de diffusion du virus à d’autres élevages, des zones réglementées de protection (ZP), de surveillance (ZS) et une zone réglementée supplémentaire (ZRS) sont mises en place dans un rayon de 3, 10 et 20 km, consultables dans cet arrêté préfectoral : 

Les communes concernées dans le rayon de 3 km sont :

LA HAYE-SAINT-SYLVESTRE, MELICOURT, MESNIL-ROUSSET, NOTRE-DAME-DU-HAMEL et SAINT-PIERRE-DE-CERNIERES.

Les communes concernées par la zone comprise entre 3 et 10 km sont :

MESNIL-EN-OUCHE (zone située à l’ouest de la route départementale D49), LES BOTTEREAUX, CHAMBLAC, CHAMBORD, LA GOULAFRIERE, JUIGNETTES MONTREUIL-L'ARGILLE, SAINT-AGNAN-DE-CERNIERES, SAINT-DENIS-D'AUGERONS, SAINT-LAURENT-DU-TENCEMENT, LA TRINITE-DE-REVILLE et VERNEUSSES.

Les communes concernées par la zone comprise entre 10 et 20 km sont :

MESNIL-EN-OUCHE : zone située à l’est de la route départementale D49, AMBENAY, LES BAUX-DE-BRETEUIL, BOIS-ANZERAY, BOIS-ARNAULT, BOIS-NORMAND-PRES-LYRE, BROGLIE, CAORCHES-SAINT-NICOLAS, CAPELLE-LES-GRANDS, CHAMPIGNOLLES, LA CHAPELLE-GAUTHIER, FERRIERES-SAINT-HILAIRE, LA FERRIERE-SUR-RISLE, LE FIDELAIRE, GRAND-CAMP, NEAUFLES-AUVERGNY, LA NEUVE-LYRE, LE NOYER-EN-OUCHE, RUGLES, SAINT-ANTONIN-DE-SOMMAIRE, SAINT-AUBIN-DU-THENNEY, SAINT-AUBIN-LE-VERTUEUX, SAINT-GERMAIN-LA-CAMPAGNE, SAINT-JEAN-DU-THENNEY, SAINT-MARDS-DE-FRESNE, SAINT-QUENTIN-DES-ISLES, SAINT-VICTOR-DE-CHRETIENVILLE et LA VIEILLE-LYRE.

Dans ces périmètres, tous les lieux de détention de volailles et d’oiseaux captifs sont soumis à des prescriptions spécifiques. En particulier, les mouvements de volailles et autres oiseaux captifs sont interdits, sauf dérogations accordées par la direction départementale de la Protection des Populations (DDPP).

Dans le cadre des mesures de lutte contre la propagation du virus, une opération de dépeuplement des volailles présentes sur l’élevage concerné par le cas d’influenza aviaire a été menée.

  • Un deuxième cas d’influenza aviaire hautement pathogène, dans la faune sauvage cette fois , vient d’être confirmé ce jour et concerne un faisan trouvé mort sur la commune d’Aviron et mis en analyse dans le cadre du dispositif SAGIR.

Ce cas entraîne la mise en oeuvre d’une zone de contrôle temporaire (ZCT) dans un rayon de 20 km autour d’Aviron soit 156 communes, précisées en annexe de l'arrêté préfectoral ci-dessous :

Les mesures suivantes sont donc mises en place :

  • toutes les volailles, y compris les volailles de basses-cours, ainsi que tout autre oiseau captif doivent être maintenus en permanence à l’intérieur de bâtiments ou sous filet ;
  • aucune volaille vivante et aucun oiseau captif ne doit sortir des exploitations, commerciales ou non commerciales. Des dérogations seront possibles, après accord de la direction départementale de la protection des populations (DDPP), principalement dans le cadre d’un transfert direct vers un établissement d’abattage ;
  • les mouvements de personnes, d’animaux domestiques, de véhicules au sein des exploitations doivent être limités au strict nécessaire ;
  • la DDPP organise des visites vétérinaires de vérification de l’application stricte des mesures de mise à l'abri et de biosécurité. L’état de santé des animaux est systématiquement contrôlé ;
  • la vente directe à la ferme des volailles abattues et des produits qui en sont issus est interdite. Les éleveurs peuvent toutefois poursuivre leur activité commerciale par une vente directe aux consommateurs sur les marchés de plein air locaux ;
  • durant la période de maintien de cette ZCT, une surveillance accrue de l’avifaune sera réalisée.

Il est spécifiquement demandé de ne pas s’approcher ni nourrir les oiseaux sauvages et plus particulièrement à Aviron.

Il est rappelé que, pour éviter la diffusion du virus à d’autres oiseaux, l’ensemble du public doit éviter de fréquenter les zones humides (bords des étangs, des mares et des rivières) où stationnent les oiseaux sauvages, y compris en leur absence, du fait de la possible présence de virus dans les fientes et les sols souillés.

Levée de la zone de contrôle temporaire (ZCT)

La zone de contrôle temporaire sera levée au vu d’une évolution favorable durant au moins 21 jours de la situation épidémiologique en matière de circulation virale dans le compartiment sauvage établie par la direction départementale de la protection des populations.

10/11/2022 - Lutte contre l'influenza aviaire : passage en risque élevé

Le nombre de foyers d’influenza aviaire hautement pathogène continue à progresser ces dernières semaines en France et en Europe. Face à cette situation, Marc FESNEAU, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a pris la décision de relever le niveau de risque épizootique vis-à-vis de l’influenza aviaire de « modéré » à « élevé » sur le territoire métropolitain. Les mesures de prévention sont renforcées pour protéger les élevages.

A la date du 8 novembre, 49 foyers en élevage sont confirmés en France. Les cas en basse-cour et dans la faune sauvage sont également nombreux et en augmentation.

Dans un contexte marqué par une persistance inédite du virus dans l’environnement et une forte activité migratoire d’oiseaux sauvages, il est essentiel de renforcer les mesures de prévention pour éviter la contamination des élevages de volailles.

Le passage en niveau de risque « élevé » renforce l’arsenal de protection des élevages avicoles et généralise les mesures de prévention :

  • En élevage :

- Mise à l'abri de toutes les volailles sur tout le territoire métropolitain

- Interdiction de rassemblements de volailles sur tout le territoire métropolitain

- Obligation de bâcher les camions transportant des palmipèdes de plus de 3 jours.

  • Pour les activités cynégétiques (chasse) :

- Autorisation de transport et utilisation d'appelants pour les détenteurs de catégorie 1 uniquement (détenteurs avec moins de 15 appelants) ;

- Mouvements des gibiers à plumes soumis à conditions (examen clinique, dépistage virologique anatidés) ;

- Remise en nature du gibier à plumes anatidés interdite.

  • Pour les parcs zoologiques :  vaccination obligatoire dans les zoos des oiseaux ne pouvant être mis à l’abri.
  • Pour les pigeons voyageurs : interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l'arrivée de la France jusqu’au 31 mars.

Pour tous les acteurs de la filière, il s’agit de renforcer la vigilance et de veiller à l’application la plus stricte des mesures de biosécurité pour empêcher le virus d’entrer dans les élevages et éviter sa diffusion entre élevages. Les mêmes recommandations s’adressent aux particuliers détenteurs d’oiseaux de basse-cour et d’ornement.

https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-les-mesures-de-biosecurite-pour-les-operateurs-professionnels-et-les-particuliers

Les services départementaux seront amenés à réaliser des contrôles sur le respect des mesures applicables du fait de l’élévation du niveau de risque. Une réduction des indemnisations en cas de non-respect par les éleveurs des règles en vigueur sera également mise en œuvre.

Ce relèvement du niveau de risque a été décidé après consultation de l’ANSES et de l’Office français de la biodiversité (OFB), qui ont observé des flux actifs d’oiseaux migrateurs et un nombre de foyers inhabituellement élevé pour la période. Il a fait l’objet d’une information préalable des parties prenantes.

En accord avec le plan d’action du 29 juillet, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire ainsi que ses services sont pleinement engagés aux côtés des acteurs professionnels dans la lutte contre l’influenza aviaire.

RAPPEL : la consommation de viande, de foie gras et d'œufs  et plus généralement de tout produit alimentaire à base de volaille  ne présente aucun risque pour l’Homme.